Le
bois de lutherie , est principalement
l’érable et
l’épicéa (pour la table). Comme les
luthiers de
l’époque, j’utilise parfois
d’autres essences
: le cerisier, l’alisier ou le noyer. J’aime
utiliser des
bois qui ont du caractère, chaque viole qui sort de mes
mains
est une pièce unique, recherchant un mélange
harmonieux
entre esthétique et performance acoustique.
Toujours
en recherche d’un savoir-faire ancestral, étudiant
les
violes anciennes qui nous sont parvenues,
L’échange
d’idées avec le musicien,
les confrères, l’étude du
répertoire de la viole, l’imagination et
l’expérimentation sont autant moyens pour tenter
obtenir
l’instrument rêvé.
A
l’époque baroque, nos pères ont tout
essayé
: les formes, les dimensions, les épaisseurs, les
matériaux ; aujourd’hui il nous reste quelques
magnifiques
fossiles vivants, témoins d’une époque
ou ils ont
tout découvert.
Aujourd’hui
nous sommes capables grâce à des moyens techniques
extraordinaires d’avoir une analyse parfaitement
précise
de l’instrument,
mais
la clé du mystère est peut-être
ailleurs, le
travail sur les éléments visibles ne peut rien
donner de
plus, maintenant il nous faut explorer l’invisible!