Atelier des 7 cordes





        





D'où vient la viole de gambe?   


    Ce qui suit n'est qu'un résumé subjectif, car les sources iconographiques sont nombreuses
    et beaucoup de suppositions subsistent...
    L'instrument que nous jouons aujourd'hui est le résultat d'une longue évolution.
    Des représentations en bas-relief représentent des musiciens jouant des instruments à cordes vers 2500 avant J-C.
    Plusieurs types d'instruments à cordes peuvent-être observés sur des bas-reliefs égyptiens, dont le luth,
    ancètre de la viole.
    Vers 700 après J.C, les Arabes emportèrent avec eux un luth à manche court notamment en Espagne.
    La il se transforme en deux instruments : la vihuela de mano, et la vihiuela de arco.
    Venue du sud, la vihuela est devenue viola, vièle ou viole.
    L'instrument se jouait en appui sur le genou, ou tenu entre les jambes, d'où son nom, viola da gamba.
    La viola da bracio se jouait en appui sur l'avant-bras.
    Les formes évoluent du fait de l'utilisation de l'archer.

    La vièle à archet se répand dans toute l'Europe vers le XIIème siècle, de nombreuses peintures
    et fresques en témoignent.     
    Par la suite la viole a évolué différemment suivant son pays d'adoption.

    Les Anglais en affinent le manche, celui-ci prend du reversement, ce qui augmente la hauteur du chevalet,
    et offre plus de liberté à l'archer.
    Les Français auraient ajouté une septième corde (le la grave) et les cordes filetées.(Monsieur de Sainte Colombe?)

    Les Italiens auraient délaissé assez rapidement la viole au profit du violon, plus brillant pour le soliste...
    Avec la Révolution Française de 1789, la viole, instrument de prédilection de la noblesse, est rapidement abandonnée
    au profit du plus populaire et sonore violon.
    Le baryton, viole à cordes sympathiques résistera  en Allemagne, jusqu'au début du 19éme siècle.
    Haydn composera une centaine de pièces
pour le prince Esterhazy qui jouait cet instrument.

    
















Le bois de lutherie , est principalement l’érable et l’épicéa (pour la table). Comme les luthiers de l’époque, j’utilise parfois d’autres essences : le cerisier, l’alisier ou le noyer. J’aime utiliser des bois qui ont du caractère, chaque viole qui sort de mes mains est une pièce unique, recherchant un mélange harmonieux entre esthétique et performance acoustique.
 
Toujours en recherche d’un savoir-faire ancestral, étudiant les violes anciennes qui nous sont parvenues, L’échange d’idées avec le musicien, les confrères, l’étude du répertoire de la viole, l’imagination et l’expérimentation sont autant moyens pour tenter obtenir l’instrument rêvé.